MERE MYRIAM, PETITE SŒUR UNIVERSELLE

En 1982, son nom de religieuse est soeur Marie-Catherine.

La même année, elle effectue un pèlerinage en Israël.

Ce pèlerinage,

ajouté au fait qu'elle apprend seulement à cette date l'ascendance juive de sa mère, la bouleverse (I).

Elle devient soeur Myriam.

 

Véritable "sœur universelle",

d'une charité sans frontière,

elle oeuvrera toute sa vie en faveur de la fraternité entre tous les hommes (II).

Son lien avec Marthe Robin (III)

et avec le Père Marie-Dominique Philippe

- qui dira de cette communauté mariale qu'elle est "à l'avant-garde de tous ses combats" (IV) -

entraînera contre elle des persécutions assez surprenantes.

La spiritualité de la communauté est

mariale,

eucharistique

et axée sur le Coeur de Jésus,

source du Sacerdoce

et source d'Amour et de Miséricorde pour tous les hommes.

A partir de 1983,

la communauté attache

"une grande importance à la réconciliation entre juifs et chrétiens.

Cela leur valut, d'ailleurs, des attaques violentes de la part de groupes antisémites." (V)

Quelques mois après la parution du livre "Mère Myriam, Petite Soeur Juive de l'Immaculée" (1985),

le père d'une sœur,

âgée de quarante-neuf ans aujourd'hui,

se tourne brusquement contre la communauté,

insinuant un peu partout la notion de dérives sectaires voire des maltraitances en son sein.

Il cherche à entraîner plusieurs familles mais qui, par la suite, se désolidariseront de lui.

En effet,

les enquêtes successives,

tant ecclésiastiques que civiles,

vont souligner l'infondé de ses incessantes accusations.

Ainsi,

par exemple,

l'officialité (le tribunal ecclésiastique) de Lyon souligne le manque total de toute preuve émanant de l'accusateur.

Les plaintes,

que celui-ci n'arrêtera pas de déposer au civil,

se solderont toutes par des non-lieux dès l'enquête préliminaire.

Pour autant,

il continue à montrer du doigt la fondatrice et la communauté

introduisant la notion de secte dans les media qu'il utilise unilatéralement (VI).

Il alerte aussi certaines associations anti-sectes qui,

de leur propre aveu (VII), parlent sans avoir jamais rencontré la communauté.

Cela ne les empêche pas d'entrer dans le processus de harcèlement contre elle.

Harcèlement,

par intimidation contre ses amis,

par des calomnies un peu partout,

et par l'utilisation comme preuve d'articles suscités et inspirés par eux,

y compris dans les milieux de l'extrême-droite (VIII).

 

Ils peuvent ainsi

provoquer à leur guise des campagnes médiatiques

ressemblant à un roman-feuilleton dénué de toute rigueur de vérité

et surtout de toute enquête contradictoire,

à charge et à décharge,

qui consisterait à écouter les deux parties,

comme l'exigerait un minimum de sens démocratique.

Ainsi parlent-ils de scandale en Hongrie

lorsque le Père Philippe et Mère Myriam

accèdent à la demande d'admission d'une candidate largement majeure contre le gré de ses parents.

Ceci en 1998.

 

L'année suivante,

Monseigneur Eduard Kojnok, évêque de Roznava,

où la Communauté des Soeurs Mariales est également implantée,

juge, après enquête,

les attaques contre elle injustifiées.

Il lui donne la reconnaissance ecclésiale en tant qu'Institut de vie consacrée (IX).

 

Notons que dès le début,

le Cardinal Decourtray

dans un communiqué

refuse nettement la notion de secte à propos de cette communauté (X).

Tous ses successeurs feront de même (XI).

 

En juillet 2005,

la Brigade de recherche de Lyon et la gendarmerie de Roanne

terminent leur enquête menée depuis plusieurs années par une perquisition dans les deux monastères du diocèse de Lyon

et par l'audition de toutes les soeurs, fondatrice comprise, séparément et pour la plupart pendant 6-8 heures.

Ils ont conclu en lavant tant la communauté que Mère Myriam de toutes les accusations portées contre elles (XII).

Les enquêtes tant ecclésiastiques que civiles

dans les pays où elles se sont déroulées (Hongrie puis France)

ont lavé de toute accusation tant Mère Myriam que les Sœurs Mariales.

Mais bien des sites laissent dans l'oubli ces conclusions récentes

(où est donc l'objectivité et la neutralité ?)

pour laisser invariablement les articles de La Vie ou du Monde, articles qui datent d'il y a sept ans et se contentaient d'inventions,

ce qui est expliqué par le fait que le journaliste n'a jamais pris le plus petit contact avec la communauté.

 

Pierre DUMAILLET

 

I "Mère Myriam, Petite Sœur Juive de l'Immaculée", Emmanuel HAYMANN, éditions Pierre-Marcel FAVRE, Suisse, 1985
II ibid et "Les deux Noël de Mère Myriam", Nouvel Observateur, 1983
III "Vie de Marthe Robin", Bernard PEYROUS
IV Père Marie-Dominique PHILIPPE o.p.
V "Les Communautés nouvelles", Olivier LANDRON, éditions du Cerf, Paris, 2004
VI Déclaration de Monseigneur KOJNOK, voir ci-dessus "DE LA HIERARCHIE"
VII Le Progrès, 6 avril 2005
VIII "L'apostasie de Mère Myriam", Yves DAOUDAL
IX Famille Chrétienne, 23 avril 2005
X Communiqué du Cardinal DECOURTRAY, voir ci-dessus "DE LA HIERARCHIE"
XI Monseigneur BARBARIN, Monseigneur GIRAUD, ibid
XII Le Progrès, 8 juillet 2005 et cf ci-dessous "PRESSE", 1, 2, 3