Un nouveau procès en mai...

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Asia Bibi honorée par Paris et Bordeaux

Un réconfort pour la chrétienne pakistanaise condamnée à mort sous prétexte de « blasphème » et pour sa famille : les hommages que lui ont rendus le Conseil de Paris et la municipalité de Bordeaux.

Le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité, le 17 mars, la proposition d’Anne Hidalgo, mairesse de la capitale, d’élever au rang de citoyenne d’honneur Asia Bibi dont le portrait est déjà installé, depuis décembre, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. À Bordeaux, le 19 mars, le maire Alain Juppé a dévoilé un portrait d’Asia Bibi dans la cour de l’hôtel de ville, en présence notamment d’Anne-Isabelle Tollet, journaliste, auteur de deux ouvrages consacrés à Asia Bibi Blasphème (Éditions Oh!,‎ 2011) et La mort n'est pas une solution (Les Éditions du Rocher,‎ 2015) (Aleteia).

À travers Asia Bibi, explique le communiqué de la mairie de Bordeaux, « ce sont trois combats que la ville entend porter pour promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, sur le plan international. Le premier est celui du refus de la peine de mort, et du droit inaliénable à la vie pour chacun. Le second, est celui des droits des femmes, qui sont souvent les premières victimes de l’arbitraire et des persécutions. Enfin, celui des droits des minorités religieuses, quelles qu’elles soient, partout dans le monde ». Souhaitons que l’exemple donné par Paris et Bordeaux soit à présent suivi par toutes les villes de France.

Un nouveau procès au mois de mai

Asia Bibi, catholique, mère de cinq enfants, croupit dans une cellule de condamnée à mort depuis novembre 2010 au Pakistan, sous l’accusation d’un prétendu « blasphème ». C’est en réalité une querelle pour l’accès à l’eau du puits du village, que des musulmans prétendent interdire aux chrétiens, qui a été montée en épingle par des villageoises et le mollah local : ils l’ont accusée d’avoir insulté l’islam et le prophète, accusation mortelle dans un pays où sévit la loi anti-blasphème. La complicité des juges, souvent terrorisés eux-mêmes par les islamistes, s’est soldée par cette horrible sentence de mort, confirmée en appel par la Haute cour de Lahore le 16 octobre 2014.

Le dernier espoir de sa libération réside dans le recours déposé auprès de la Cour Suprême du Pakistan (Aleteia). Devant le tollé international, celle-ci a décidé le 30 novembre, de rouvrir et de réexaminer le dossier d’Asia Bibi. Un nouveau procès devrait s’ouvrir en mai prochain. En attendant, l'abominable calvaire d'Asia Bibi et de sa famille se poursuit.