P. Marie-Dominique Philippe OP

 

"JE ME PRONONCERAI POUR LUI"

Vendredi 30 octobre 2015

 Le Père Marie-Dominique Philippe, a été "reconnu coupable" ?

Proche de la fête de la Toussaint, j'apprends par Vatican News et par Radio Vatican, que mon père spirituel, le Père Marie Dominique Philippe, « avait été, à titre posthume, reconnu coupable » …

On ne dit pas par qui... Tout cela est mentionné seulement à propos du pèlerinage de la Communauté Saint-Jean  qui est allée à Rome pour fêter les quarante ans de sa fondation.

"Ces 40 ans marquent un évènement important pour la communauté (Saint-Jean) qui a dû faire face à plusieurs difficultés ces dernières années. En 2013 le père fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe, avait été, à titre posthume, reconnu coupable dans des affaires de moeurs. Plusieurs frères de la communauté ont également ont été impliqués dans des affaires de moeurs."

C'est clair : le mort, qui n'a jamais été accusé de son vivant, est, à titre posthume, "reconnu coupable" ...  les frères de Saint-Jean ne seraient que "impliqués" ...

 

Bientôt, c'est la Toussaint. Dans mon cœur, c'est aussi la fête du Père Marie-Dominique Philippe. Pour moi, il était et demeure un saint. Avec Jésus, le "Témoin Fidèle", j'espère en être témoin aujourd'hui comme il m'a été donné d'en être témoin pendant 33 ans, jusqu'à son rappel à Dieu.

Face à ce « reconnu coupable » public, je dois témoigner publiquement pour lui, ici, avec Marie, la Vierge Fidèle, présente, Elle aussi publiquement, auprès de son Fils condamné.

Encore et toujours, les mêmes Paroles de Dieu se rappellent à mon cœur...

« Il était déjà mort... Mais l'un des soldats de sa lance lui a ouvert le côté.... »

L'âme de Jésus est séparée de son Corps... Il ne sent plus ce coup, qui se voulait mortel mais ne l'était plus, ne pouvait plus l'être, pour Lui.

C'est pour Marie qu'il l'est.

La lance qui traverse le Coeur de son divin Fils, blesse mortellement le Coeur de la Vierge, sa Mère.

Heureux sommes-nous si nous pouvons participer à ce mystère dans la Foi.

Un procès fait à un mort. Il ne fallait pas que le peuple le déclare saint. Alors vite, vite, un 'procès' posthume sans avocat ni défense. Sali en mai 2013 dans des media français, il est déclaré avoir été « reconnu coupable » en octobre 2015 dans des media du Vatican...

Heureusement, dans la Béatitude éternelle, où mon espérance le contemple par la foi et dans l'amour, lui ne peut plus sentir cette abjection...

Mais, le traîner dans la boue, ou l'y laisser être traîné sans ouvrir la bouche, serait-ce cela, le prix de l'ouverture des portes du succès devant ses enfants ?

Reniement par la parole, par les actes, par omission, par un silence complice ?

Pour ma part, ce serait contraire à ma conscience. Parce que, le Père Marie-Dominique Philippe, je ne l'ai jamais vu autrement que comme le saint prêtre qu'il était et qu'il demeure auprès de Dieu, comme l'espère ma Foi.

Ce serait contraire, aussi, au véritable bien de l'Eglise.

Il est à la mode de se comporter en Eglise comme sur un ring de boxe, où tous les coups seraient permis.

Calomnies, diffamations, désinformations... contre quiconque choisit Dieu plus que les hommes... contre quiconque se prononce pour Jésus devant les hommes.

Se prononcer pour Jésus, c'est le confesser, certes. Mais c'est aussi le servir, le suivre, devenir son disciple, vivre sa Vie,  jusqu'à être configuré à Lui.

Se prononcent pour Lui devant les hommes ceux qui ne veulent faire aucun péché.

Même si l'ouverture des portes de la carrière, mondaine ou ecclésiastique, c'était au prix, oh  d'un petit péché... ces petits (ou gros) mensonges, pour falsifier l'histoire... ces calomnies, ces désinformations, ces dénigrements par derrière, ces meurtres par la langue... puis ces petites compromissions 'politiques'... tous ces péchés qui tuent, pour le succès... un succès terrestre.

Se prononcer pour Jésus c'est, depuis toujours, accepter la perte de sa réputation et jusqu'à sa vie pour Lui. Que ce soit d'un seul coup ou à petit feu... de manière visible ou invisible... - finalement n'est-ce pas toujours Lui qui vit en nous Son martyre, à Lui ?

Lui seul peut nous rendre capables de persévérer à ne pas « descendre de la Croix »... pour continuer à "se prononcer pour Moi devant les hommes"...

Alors… ?

"Je me prononcerai pour lui devant Mon Père."

 

 

 

"ll était déjà mort...

Mais l'un des soldats, de sa lance, lui ouvrit le côté."

19 mai 2013

Bien-aimés,

Vous le savez, toute ma vie je suis restée dans le silence face aux diffamations destinées à ruiner ma réputation pour freiner d'autant l'évangélisation.

Mais aujourd'hui, il s'agit de quelqu'un d'autre.

Les attaques portent sur le Père Marie-Dominique PHILIPPE OP, décédé donc hors d'état de se défendre.

Tout au long du mois de mai, consacré à Marie, ces attaques allaient s'amplifiant considérant comme un fait établi ce qui n'est que prétendu.

Mon propos ici n'est pas de défendre celui qui n'a pas besoin d'être défendu, celui qui, pendant 33 ans m'a été donné par Dieu comme père spirituel - ce que j'ai toujours considéré, et considère toujours, comme un don gratuit et inestimable.

Non, lui, il n'a pas besoin d'être défendu.

Il a donné sa vie à "Jésus-Christ, le Défenseur", il a vécu sous le souffle du Paraclet, le Défenseur, il a vécu avec Marie, Advocata nostra, il a vécu pour le Père de toute miséricorde.

Mais c'est nous qui avons besoin d'être défendus !

Défendus contre le prince du mensonge ! Défendus pour ne pas le laisser tuer dans nos coeurs la sainteté qui a rayonné du coeur de ce prêtre de Jésus !

Non, les attaques dont il est objet ne changent rien à mon regard sur lui.

Je confesse même que plus il est attaqué et plus je le contemple revêtu de la Gloire promise par Celui à qui il a donné sa vie.

Des paroles de l'Ecriture sont murmurées par l'Esprit Saint à nos coeurs.

En particulier dans l'Apocalypse, les deux témoins mis à mort et qu'il n'était pas permis d'enterrer... leurs cadavres étaient exposés sur la place publique !

Et les habitants de la terre se félicitaient et échangeaient des cadeaux car ces deux témoins étaient leur tourment.

Mais après trois jours une voix du Ciel vint qui disait : "Montez ici" – et la vie leur revenait et ils montaient au Ciel à la terreur de leurs ennemis.

Alors, demeurons fidèles avec Marie, demeurons fidèles pendant ces "trois jours".

Demeurons fidèles à son prêtre quand il est traîné dans la boue, ne craignons pas d'y être traînés avec lui. Plus bas que lui fut traîné le Sauveur : nous l'y rencontrons.

En Marie votre petite soeur Myriam

 

ps : Des témoignages sont-ils des preuves ?

Deux témoins disent vous avoir vu commettre un crime. C'est le cas de Suzanne. Etes-vous coupable pour autant ?

Et si c'est un grand nombre de (faux) témoins, ayant les mêmes intérêts en commun qui vous accusent ? En serez-vous plus coupable ?

Comment allez-vous pouvoir vous défendre ?

Quand vous êtes accusé par des (faux) témoins de ce que vous n'avez pas fait, comment allez-vous prouver ce qui n'existe pas ?

Suzanne avait comme défenseur le jeune Daniel qui a su poser les bonnes questions - mais aussi, Israël l'écoutait !

Et aujourd'hui ?

 

Lettre de Mère Myriam à lire aussi ici.