Aujourd’hui

 

Fatima

 

13 mai

 

1917                          2017

 

 

 

 

 

 

« Je te prie, Seigneur Jésus, de m’accorder la liberté.

Toi qui es ressuscité d’entre les morts, toi qui es le Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi.

Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi.

Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence.

Toi qui as souffert la torture et la croix, soulage ma souffrance.

Garde-moi près de toi Seigneur Jésus.

En ce jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal.

Je te prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait.

Je te demande, Seigneur, de supprimer tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille.

J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

 

in Riposte catholique, 20 avril 2017

 

 

Les Soeurs Mariales s'unissent à l'appel du Pape et invitent tous leurs amis à s'y unir à l'occasion de :

 

Une veillée de prière pour "essuyer les larmes" de ceux qui souffrent

(RV) Essuyez des visages ruisselant des larmes d'une souffrance physique ou spirituelle apporte réconfort et espoir. C’est le sens de la veillée de prière pour «essuyer les larmes», qui sera présidée par le Pape François le 5 mai à 18h dans la Basilique Saint-Pierre. Une veillée dédiée à ceux qui souffrent dans leur âme et dans leur corps.

Cet événement jubilaire, comme l’explique le communiqué du Saint-Siège, veut être «un signe visible de la main miséricordieuse, tendue par le Père pour sécher les larmes d'une mère ou d'un père qui a perdu un fils, un fils qui a perdu un parent, de celui qui se bat contre une maladie, de celui qui a perdu son travail ou n’en trouve pas, de celui qui vit des situations de discorde dans sa famille, de celui qui expérimente la solitude du fait de son grand âge, de celui qui souffre d'un malaise existentiel, de celui qui a subi une injustice, de celui qui a perdu le sens de sa propre vie ou ne réussit pas à le trouver. Ce sont toutes sortes de petites ou grandes souffrances que chacun porte en lui, mais certainement toutes liées à une "fatigue" de vivre et, souvent, au manque d'espoir et de confiance.»

Consoler les affligés, l'une des sept œuvres de miséricorde spirituelle, est le cœur de ce grand événement jubilaire ouvert à tous, mais surtout à ceux qui ressentent, du plus profond d’eux, le besoin d'une parole de soutien, de force et de consolation.

Pendant la veillée, le reliquaire de Notre-Dame de larmes de Syracuse sera exposé à la vénération des fidèles en la Basilique de Saint-Pierre. Il est lié au phénomène prodigieux qui est arrivé entre le 29 août et 1er septembre 1953, quand un bas-relief de plâtre peint, représentant le cœur immaculé de la Vierge Marie à la tête du lit des jeunes époux Lannuso, a laissé couler des larmes. Le reliquaire contient quelques-unes des larmes jaillies miraculeusement de l'image de la Vierge, et signe de l'amour maternel.

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

in Radio Vatican, 26 avril 2016

 

 

 

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche :

comme un agneau conduit à l’abattoir,

comme une brebis muette devant les tondeurs,

il n’ouvre pas la bouche.

 

Is 53, 3, 7

 

 

 

"Je ne vous promets pas le bonheur en ce monde, mais dans l'autre".

 

 

 

Il ne restait plus au Maître qu'un seul : son Fils bien-aimé.

Il l'envoya après tous les autres, disant :

"ils respecteront mon Fils"...

 

Mc 12, 6

 

 

 

...pour Asia Bibi

dont l'ultime recours sera examiné ce 22 juillet.

 

...pour Vincent Lambert

sur la vie de qui les médecins diront leur décision ce 23 juillet.

 

 

    

 

       Celui qui se confie à Dieu ne sera jamais déçu.

Les hommes prennent des décisions - mais Dieu seul est le maître de la vie.

Et "rien n’est impossible à Dieu."

Aussi, continuons-nous de prier pour Vincent, ses proches, ses médecins, tous ceux qui le soignent ou qui interviennent dans sa vie.     

"Jésus, Fils de David, aie pitié de nous !"

 

 

 

 

 

Le recours déposé par les avocats d’Asia Bibi devant la Cour suprême du Pakistan, sera étudié par les juges ce mercredi 22 juillet.

Nous invitons tous nos lecteurs à prier, faire prier et célébrer des Messes pour Asia Bibi.

 

 

 

La preuve principale de l’accusation portée contre elle est "inadmissible" , et sa condamnation doit "être annulée", affirme Saiful Malook, un expert de la loi islamique.

Saiful Malook, 60 ans, est l’un des avocats d’Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en novembre 2010. Cet avocat est musulman et il pourrait être la clé pour faire libérer la chrétienne dont le sort reste suspendu à un fil tant la situation paraît bloquée et son état de santé de plus en plus précaire.

Un jugement, entaché "d’évidentes irrégularités"

Depuis la sentence confirmée par la Haute Cour de Lahore en 2014, et remise en question par les défenseurs de la jeune chrétienne qui ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, l’affaire Asia Bibi semble ne pas se débloquer malgré de nouveaux témoignages apportant des preuves de son innocence (Aleteia). Saiful Malook est le seul à représenter officiellement la jeune chrétienne devant la Cour suprême, à cette troisième et dernière étape de la procédure judiciaire, et ultime chance pour elle d’échapper à la pendaison. Dans un entretien exclusif au site italien Vatican Insider, il confie avoir pris la décision de défendre la jeune chrétienne en souvenir de l’assassinat du gouverneur musulman du Pendjab, Salman Tasser, tué en 2011 pour ses prises de positions libérales, notamment contre la loi sur le blasphème, et après avoir pris la défense d’Asia Bibi et être allé la voir.

La stratégie de l’avocat – qui est aussi un expert en loi islamique – part d’un vice de procédure constaté dans le jugement, entaché "d’évidentes irrégularités" et fondé sur des preuves "douteuses et contradictoires". Saiful Malook dit croire en la justice et pour lui "l’affaire Asia Bibi n’est pas une affaire de religion mais de justice", une justice qui dans ce cas-là, présente des lacunes. "J’ai bien étudié le dossier et je crois que les conditions sont favorables à l’accusée", souligne l’avocat, après avoir examiné toutes les preuves qui ont motivé sa condamnation à mort. "Ce n’est pas à moi de dire si Asia est innocente ou pas, ajoute-t-il, mais j’affirme avec force que les preuves apportées contre elles sont absolument insuffisantes."

Deux principaux points faibles

Saiful Malook a repéré deux grands "points faibles" : le premier concerne les cinq jours écoulés entre le moment des faits et le moment où la plainte a été faite à la police. "Un des principes fondamentaux de la justice pénale, au Pakistan mais pas seulement, est celui de la rapidité à porter plainte, souligne-t-il. S’il y a retard, la preuve présentée doit être mise en doute, c’est un principe incontournable, car le temps qui s’est écoulé est considéré comme une occasion pour monter de fausses preuves". Ce principe est réaffirmé par la Haute Cour dans de très nombreux cas. Or, la Haute Cour de Lahore, lors du procès en appel, a "inexplicablement" considéré "utile" ce retard pour "compléter et vérifier" les accusations. "En justice pénale, ceci est absolument incorrect", insiste l’avocat.

Le deuxième point faible, selon Saiful Malook, touche la loi islamique proprement dite : à partir du moment où Asia Bibi est condamnée pour offense au prophète Mahomet, il faut considérer la faute comme une faute de type "hadd", c’est-à-dire "un crime commis contre Dieu Lui-même" dont les peines légales sont prescrites, dans le Coran, par Lui-seul. "Quand on entre dans ce domaine, précise l’avocat, on s’aperçoit que, selon la loi islamique, les témoins qui dénoncent les faits doivent être examinés par l’intermédiaire d’une troisième personne et doivent, pour être crédibles, être jugés totalement 'purs', c’est-à-dire ne jamais avoir commis de péché durant toute leur vie." Si la Cour n’avance pas dans cette voie et ne fait pas toutes ces vérifications concernant les deux femmes qui accusent Asia Bibi, les preuves ne peuvent figurer dans l’acte d’accusation.

Un acquittement complet et une libération possibles

Même si Asia Bibi se trouve dans le couloir de la mort, l’avocat pakistanais croit en "un acquittement complet et à sa libération" : la preuve principale de l’accusation est selon lui "inadmissible", et sa condamnation doit "être annulée". Il espère même que sa cliente sera acquittée et libérée sans nouveau procès. Si l’issue devait être négative, un autre recours demandant "une révision du verdict" pourra être fait à la Cour suprême, comme le prévoit la Constitution du Pakistan, a-t-il précisé.

Isabelle Cousturié, le 25.06.2015

in Aleteia

 

 

 

Inquiétudes sur l’état de santé d’Asia Bibi

Redire l’injustice

Communiqué de la Conférence des Évêques de France

Paris, 18/06/2015

 

La Conférence des Evêques de France a appris avec une vive inquiétude la dégradation de l’état de santé d’Asia Bibi, détenue dans une prison pakistanaise depuis sa condamnation à mort pour blasphème.

La CEF s’alarme que les soins médicaux auxquels tout être humain à droit ne lui soient pas prodigués. Et comme Mgr Georges Pontier, Président de la CEF, avait pu le signifier à Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi et Président de la Conférence épiscopale du Pakistan, elle rappelle avec force que « la peine de mort ne se justifie pas, encore moins pour un prétendu délit de blasphème ».

La dégradation de l’état de santé d’Asia Bibi, l’absence de soin durant sa détention, la sentence de mort qui la frappe indûment sont inacceptables.

La CEF redit son attente de grâce d’Asia Bibi par le Président Mamnoon Hussain ou de la cassation du jugement d’Appel par la Cour Suprême.

 

in Eglise catholique

 

 

 

Pakistan : Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, a un besoin urgent de soins

Asia Bibi, une femme chrétienne pakistanaise de 50 ans, condamnée à mort pour blasphème supposé a
aujourd’hui un besoin urgent de traitement médical. Elle souffre en effet d’une hémorragie intestinale et
aurait besoin très rapidement de faire une analyse médicale complète pour recevoir les soins adéquats.
Ses avocats se battent pour obtenir les traitements dont elle a besoin.

Asia Bibi condamné pour blasphème à cinq ans de prison au titre de l’article 295-C du Code pénal au Pakistan
encoure aujourd’hui la peine de mort. Elle a été accusée d’avoir formulé des remarques péjoratives au sujet du
prophète Mahomet lors d’une dispute avec une musulmane. Un recours formulé contre la sentence de mort à son
encontre ayant été rejeté par la haute cour de Lahore, elle a été emprisonnée en cellule d’isolement dans le
quartier des condamnés à mort.

En décembre 2013, le Tribunal fédéral de la charia (droit musulman) au Pakistan avait en effet pris la décision
d’appliquer l’arrêt de 1991 qui déclarait que le blasphème (remarques profanatoires à l’égard du prophète
Mahomet) devait être puni par la peine de mort, sans possibilité, selon l’article 295-C d’un emprisonnement à vie.
La peine capitale était de ce fait rendue obligatoire pour toute personne reconnue coupable au titre dudit article.
En 2013, ce sont près 226 condamnations à mort qui ont été prononcées. Près de 8 526 personnes se trouvaient
également sous le coup d’une condamnation à la peine capitale à la fin de l’année.

Si de nombreuses personnes dénoncent cette loi au Pakistan, ceux qui la contestent risquent pour leur vie. En
2011, le gouverneur du Pendjab, qui avait pris position en faveur d’Asia Bibi et avait critiqué les lois pakistanaises
sur le blasphème a été assassiné. Le même sort a été réservé au ministre des minorités Shahbaz Bhatti qui
parce qu’il s’était déclaré ouvertement contre les lois relatives au blasphème a été tué par des talibans
pakistanais.

Asia Bibi, qui est emprisonnée dans le couloir de la mort en vertu de cette loi est aujourd’hui atteinte d’hémorragie
intestinale (trace de sang lorsqu’elle vomit) et éprouve des douleurs constantes dans la poitrine. A la détérioration
physique s’ajoute le fait qu’elle ait du mal à se nourrir correctement. Ses parents, qui lui ont rendu visite à la fin
du mois de mai ont rapporté qu’elle était «si faible qu’elle pouvait à peine marcher».

Le mari d’Asia Bibi, Ashiq Massih, a déclaré que lui-même et leurs cinq enfants ont dû vivre dans la clandestinité
depuis que son épouse a été arrêté une première fois. Recevant des menaces de mort, ils ne peuvent rester au
même endroit longtemps, ce qui est difficile pour les enfants, qui ne peuvent pas faire des études.

Les lois strictes sur le blasphème au Pakistan sont souvent utilisées de façon illégitimes par les extrémistes pour
porter de fausses accusations contre les chrétiens dans le but de régler des problèmes personnels, de saisir des
biens ou des entreprises. Les lois concernant le blasphème sont actuellement à l’étude au Pakistan pour être
réformées et freiner ainsi les persécutions contre les chrétiens et les minorités du pays. Il s’agirait d’inclure au
texte de loi des peines sévères contre de fausses accusations de blasphème et affirmer ainsi que l’État peut
procéder à une punition ou encore d’exiger des preuves de l’intention de blasphémer.

Même si les preuves de l’innocence d’Asia Bibi sont tangibles, même si de nombreuses actions ont été menées
au niveau international pour la sauver, la cours suprême du Pakistan ne s’est toujours pas « exprimée sur une
réouverture ou non de l’affaire ni prononcée sur un éventuel calendrier« . Une attente d’autant plus insoutenable
qu’Asia Bibi rencontre aujourd’hui de graves problèmes de santé.

in Journal Chretien, Isabelle Goepp, 12/06/2015

 

 

 

 

 Les martyrs d’aujourd’hui sont persécutés, calomniés et tués parce qu’ils sont fidèles à l’unique pain qui les rassasie c'est-à-dire Jésus. Lors de l’homélie de la messe du matin à la maison Sainte-Marthe, le pape s’est appuyé sur l’histoire du premier martyr de l’Eglise, Saint Stéphane, pour mettre en lumière une fois de plus la condition dramatique d’un grand nombre de chrétiens dans le monde. « L’histoire de Stéphane - soutient le pape -  suit les mêmes pas que ceux de Jésus ». Il parlait dans le Sanhédrin avec la sagesse de l’Esprit Saint, mais il parlait à des cœurs endurcis et à des oreilles sourdes. « La parole de Dieu - a-t-il ajouté – déplait toujours à certains cœurs, elle dérange car elle t’interpelle. L'histoire de l'Eglise est l'histoire des martyrs, même de ceux cachés, qui souffrent car ils sont fidèles, de ceux qui cherchent de nouveaux chemins et qui sont calomniés, persécutés par tant de pharisiens modernes qui se croient les patrons de la vérité. Unissons-nous dans la prière avec ceux qui souffrent. ...

 

 

 

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre

Mercredi 10 juin 2015

 

Chers frères et sœurs, aujourd’hui je voudrais aborder un aspect de la vie familiale, qui est une expérience de notre fragilité, celui de la maladie. Dans bien des cas, la famille est en quelque sorte « l’hôpital » le plus proche, qui aide à se soigner et à guérir !

Jésus lui aussi se présente comme quelqu’un qui lutte contre la maladie, et qui est venu guérir l’homme de tout mal. À sa suite, la mission de l’Église est d’aider les malades, sans se perdre en bavardages. La prière pour les malades ne devrait jamais manquer, qu’elle soit personnelle ou communautaire !

Même quand surgissent des difficultés, à cause de la faiblesse humaine, le temps de la maladie peut renforcer les liens familiaux. Aussi est-il nécessaire d’éduquer les enfants à la solidarité avec les malades, afin qu’ils ne soient pas « anesthésiés » face à la souffrance des autres.

Rendons grâce à Dieu pour les belles expériences de fraternité ecclésiale qui aident les familles à traverser les moments difficiles de la souffrance.

* * *

Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française. Je salue particulièrement les prêtres du diocèse de Saint-Denis, avec l’Évêque Mgr Pascal Delannoy. Je vous invite à demeurer proches des malades de vos familles et à prier pour toutes les personnes qui souffrent. Que Dieu vous bénisse !

 

in Site du Vatican

 

Les Soeurs Mariales ont été fondées il y a 42 ans pour répondre à cet appel.

 

 

 

Vincent Lambert : Le Primat des Gaules n'approuve pas la décision de la CEDH

Viviane Lambert, la mère du jeune tétraplégique, vient de recevoir ce dimanche le soutien de Monseigneur Philippe Barbarin, l'archevêque de Lyon, dans l'affaire Vincent Lambert.

La Cour européenne des droits de l'Homme a en effet validé, vendredi dernier, la décision du Conseil d’État, qui avait tranché l’an dernier en faveur de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation du jeune tétraplégique plongé dans un état végétatif.

L'archevêque de Lyon s’est dit "choqué" par cette décision.

"La décision de la Cour européenne me choque profondément. Car en fait, cet homme, il est vivant ! Son cœur bat, il respire par lui-même, ses paupières bougent. Il n'a pas d’assistance respiratoire. On dit : 'Il faut le débrancher', mais il n’est pas branché ! (…) Nous, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on provoque sa mort ! Parce qu’on doit respecter sa vie. J’ai entendu les arguments des avocats qui disaient : 'Les droits de l’homme en bonne santé'. Et l’homme qui n’est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ? Quels sont ses droits ? Cette Cour européenne des droits de l’homme, elle a été créée à la fin de la Guerre mondiale précisément pour protéger les handicapés. J’imagine que beaucoup de personnes handicapées et leurs proches vont être très déstabilisés par un arrêt tout à fait incompréhensible."

Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

source : RTL

 

twitter  @CardBarbarin 10 juin
"Comment ne pas penser à Vincent quand le pape nous parle ce matin des malades et de leurs familles !" + PB ... #prions

twitter  @CardBarbarin 8 juin
Au micro de @RTLFrance ma réaction à la décision de la CEDH au sujet de Vincent Lambert

twitter  @CardBarbarin 5 juin
"Arrêter les soins, interrompre la nutrition ? Au nom de quel droit de l'homme ?" +PB

twitter  @CardBarbarin 5 juin
"Vincent, aujourd'hui comme hier, notre prière t'accompagne et, elle, ne s'interrompt pas" +PB

twitter  @CardBarbarin 5 juin
"Comme c'est difficile aujourd'hui de comprendre le sens de ces mots : cour européenne des DROITS de l'HOMME !" +PB

 in twitter

 

 

Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert

Strasbourg, le 5 juin 2015

La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rendre une décision dans l’affaire Vincent Lambert qui marque d’une pierre noire la défense des droits humains dans les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe.

Elle a validé l’arbitraire d’une décision médicale prise sur la foi de témoignages intéressés et contestés faisant état de la prétendue volonté de Vincent Lambert de mourir, alors qu’il ne peut pas s’exprimer. Elle a validé le fait qu’aujourd’hui, il était conforme à la Convention de provoquer intentionnellement la mort d’un être humain sans défense, en le privant d’alimentation et d’hydratation, en violation formelle de l’article 2 de la Convention.

Elle a déclaré en outre, au mépris de sa propre jurisprudence antérieure (Campéanu / Roumanie, 2014), les parents irrecevables à défendre les droits de leur fils à ne pas subir des traitements inhumains et dégradants (art. 3). Ce faisant, une majorité de 12 juges de la Cour européenne des droits de l’Homme a décidé que la Convention ne s’applique plus aux personnes hors d’état d’exprimer leur volonté. Il y a désormais deux catégories d’êtres humains : ceux qui sont pleinement protégés par la Convention ; et ceux qui ne le sont pas, parce qu’ils ne peuvent pas saisir eux-mêmes la Cour.

Dans une remarquable opinion dissidente, 5 juges de la Cour se sont insurgés contre cette décision et dénient désormais à la Cour le titre qu’elle s’était arrogé de « Conscience de l’Europe ».

La Cour a fait tomber le dernier rempart contre l’arbitraire, elle a perdu toute légitimité et toute crédibilité. Elle n’est plus la Cour européenne des droits de l’Homme vulnérable, handicapé, sans défense. Elle n’est désormais plus que la « Cour-européenne-des-droits-de-l’Homme-en-bonne-santé ».

Cela étant dit, cette décision est sans incidence sur la situation actuelle de Vincent Lambert.

Comme elle l’énonce dans son dispositif, la Cour déclare qu’il n’y aurait pas de violation de la Convention en cas de mise en œuvre d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation.

Or la seule décision d’arrêt est celle prise et signée par le docteur KARIGER. Conformément à la loi Léonetti, seul le médecin ayant pris la décision peut la mettre à exécution. Le docteur KARIGER ayant quitté le CHU de REIMS il y a un an, sa décision d’arrêt de soins est désormais caduque et inapplicable. Nous avons d’ores et déjà entamé une procédure aux fins de transfert de Vincent, au nom des parents de celui-ci, ses parents étant désormais seuls au chevet de leur fils, son épouse Rachel ayant quitté Reims pour la Belgique depuis maintenant près de deux ans.

Nous réclamons aujourd’hui que soit réalisée sans délai une nouvelle évaluation médicale de Vincent, et notamment une évaluation de sa capacité à déglutir. Vincent a en effet recommencé à déglutir depuis plusieurs mois, et cette capacité doit désormais être sérieusement évaluée.

Enfin, nous rappelons avec force qu’une équipe médicale, dirigée par le docteur Bernard Jeanblanc, forte de trente ans d’expérience dans l’accompagnement des personnes dans la situation de Vincent, attend le transfert de celui-ci dans son unité. Il y a une autre voie : prendre soin de Vincent dans un établissement parfaitement adapté à sa situation.

Vincent n’a jamais demandé à mourir. La défense de Vincent continue.

Jean PAILLOT, avocat Jérôme TRIOMPHE, avocat

 

in jesoutiensvincent.com

 

 

 

Le communiqué des juges qui ne veulent pas s’associer à la peine de mort pour Vincent Lambert :

 

OPINION EN PARTIE DISSIDENTE COMMUNE AUX JUGES HAJIYEV, ŠIKUTA, TSOTSORIA, DE GAETANO ET GRIҬCO

1. Nous regrettons de devoir nous dissocier du point de vue de la majorité exprimé aux points 2, 4 et 5 du dispositif de l’arrêt en l’espèce. Après mûre réflexion, nous pensons que, à présent que tout a été dit et écrit dans cet arrêt, à présent que les distinctions juridiques les plus subtiles ont été établies et que les cheveux les plus fins ont été coupés en quatre, ce qui est proposé revient ni plus ni moins à dire qu’une personne lourdement handicapée, qui est dans l’incapacité de communiquer ses souhaits quant à son état actuel, peut, sur la base de plusieurs affirmations contestables, être privée de deux composants essentiels au maintien de la vie, à savoir la nourriture et l’eau, et que de plus la Convention est inopérante face à cette réalité. Nous estimons non seulement que cette conclusion est effrayante mais de plus – et nous regrettons d’avoir à le dire – qu’elle équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu’ici offerte aux personnes vulnérables.

2. Pour parvenir à la conclusion au paragraphe 112 de l’arrêt, la majorité commence par passer en revue les affaires dans lesquelles les organes de la Convention ont admis qu’un tiers puisse, dans des circonstances exceptionnelles, agir au nom et pour le compte d’une personne vulnérable, même si celle-ci n’avait pas expressément émis le souhait d’introduire une requête. La majorité déduit de cette jurisprudence qu’il existe deux critères principaux à appliquer à de telles affaires : le risque que les droits de la victime directe soient privés d’une protection effective et l’absence de conflit d’intérêts entre la victime et le requérant (paragraphe 102 de l’arrêt). Tout en souscrivant à ces deux critères en tant que tels, nous sommes en complet désaccord avec la façon dont la majorité les applique dans les circonstances particulières de l’espèce.

En ce qui concerne le premier critère, il est vrai que les requérants peuvent invoquer l’article 2 pour leur propre compte, ce qu’ils ont fait. Toutefois, dès lors que la Cour a reconnu qualité à une organisation non-gouvernementale pour représenter une personne décédée (Centre de ressources juridiques au nom de Valentin Câmpeanu c. Roumanie [GC], no 47848/08, CEDH 2014), nous ne voyons aucune raison valable de ne pas suivre la même approche en ce qui concerne les requérants en l’espèce. En effet, en tant que parents proches de Vincent Lambert, ils ont même a fortiori une justification encore plus forte pour agir au nom de celui-ci devant la Cour.

Quant au second critère, la majorité, considérant que les décisions internes litigieuses se fondaient sur la certitude que Vincent Lambert n’aurait pas souhaité être maintenu en vie dans l’état dans lequel il se trouve à présent, juge qu’il n’est pas « établi qu’il y ait convergence d’intérêts entre ce qu’expriment les requérants et ce qu’aurait souhaité Vincent Lambert » (paragraphe 104 de l’arrêt). Or cette affirmation serait exacte seulement si – et dans la mesure où – les requérants alléguaient une violation du droit de Vincent Lambert à l’autonomie personnelle en vertu de l’article 8 de la Convention, qui, selon la jurisprudence de la Cour, comprend le droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin (Haas c. Suisse, no 31322/07, § 51, CEDH 2011). Toutefois, si les requérants invoquent bien l’article 8, ils le font dans un contexte complètement différent : c’est l’intégrité physique de Vincent Lambert, et non son autonomie personnelle, qu’ils cherchent à défendre devant la Cour. Les principaux griefs qu’ils soulèvent pour le compte de Vincent Lambert sont fondés sur les articles 2 et 3 de la Convention. Au contraire de l’article 8, qui protège un éventail extrêmement large d’actions humaines fondées sur des choix personnels et allant dans diverses directions, les articles 2 et 3 de la Convention sont clairement unidirectionnels, en ce qu’ils n’impliquent aucun aspect négatif. L’article 2 protège le droit à la vie mais non le droit de mourir (Pretty c. Royaume-Uni, no 2346/02, §§ 39-40, CEDH 2002‑III). De même, l’article 3 garantit un droit positif de ne pas être soumis à de mauvais traitements, mais aucun « droit » quelconque à renoncer à ce droit et à être, par exemple, battu, torturé ou affamé jusqu’à la mort. Pour dire les choses simplement, les articles 2 et 3 sont des « voies à sens unique ». Le droit de ne pas être affamé jusqu’à la mort étant le seul droit que Vincent Lambert lui-même aurait pu valablement revendiquer sous l’angle des articles 2 et 3, nous ne voyons pas en quoi il est logiquement possible de conclure à l’absence de « convergence d’intérêts » entre lui et les requérants en l’espèce, ou même d’avoir le moindre doute à cet égard.

Dans ces conditions, nous sommes convaincus que les requérants avaient bien qualité pour agir au nom et pour le compte de Vincent Lambert, et que leurs différents griefs auraient dû être déclarés compatibles ratione personae avec les dispositions de la Convention.

3. Nous voudrions préciser d’emblée que, s’il s’était agi d’une affaire où la personne en question (Vincent Lambert en l’espèce) avait expressément émis le souhait qu’il lui soit permis de ne pas continuer de vivre en raison de son lourd handicap physique et de la souffrance associée, ou qui, au vu de la situation, aurait clairement refusé toute nourriture et boisson, nous n’aurions eu aucune objection à l’arrêt ou la non-mise en place de l’alimentation et de l’hydratation dès lors que la législation interne le prévoyait (et sous réserve, dans tous les cas, du droit des membres du corps médical de refuser de participer à cette procédure pour des motifs d’objection de conscience). On peut ne pas être d’accord avec une telle loi, mais en pareil cas deux droits protégés par la Convention se trouvent pour ainsi dire opposés l’un à l’autre : d’une part le droit à la vie (avec l’obligation correspondante pour l’État de protéger la vie) – article 2 – et, d’autre part, le droit à l’autonomie personnelle, protégé par l’article 8. Face à un tel conflit, on peut être d’accord pour faire prévaloir le respect de « la dignité et de la liberté de l’homme » (souligné dans l’affaire Pretty c. Royaume-Uni, précitée, § 65). Mais telle n’est pas la situation de Vincent Lambert.

4. Selon les éléments disponibles, Vincent Lambert se trouve dans un état végétatif chronique, en état de conscience minimale, voire inexistante. Toutefois, il n’est pas en état de mort cérébrale – il y a un dysfonctionnement à un niveau du cerveau mais pas à tous les niveaux. En fait, il peut respirer seul (sans l’aide d’un respirateur artificiel) et peut digérer la nourriture (la voie gastro-intestinale est intacte et fonctionne), mais il a des difficultés pour déglutir, c’est-à-dire pour faire progresser des aliments solides dans l’œsophage. Plus important, rien ne prouve, de manière concluante ou autre, qu’il ressente de la douleur (à distinguer de l’inconfort évident découlant du fait d’être en permanence alité ou dans un fauteuil roulant). Nous sommes particulièrement frappés par une considération développée par les requérants devant la Cour dans leurs observations du 16 octobre 2014 sur la recevabilité et le fond (paragraphes 51-52). Cette considération, qui n’est pas réellement contestée par le Gouvernement, est la suivante :

« La Cour doit savoir que [Vincent Lambert], comme toutes les personnes en état de conscience gravement altérée, est néanmoins susceptible d’être levé, habillé, placé dans un fauteuil, sorti de sa chambre. De nombreuses personnes dans un état similaire à celui de Monsieur Lambert, sont habituellement résidentes dans un établissement de soins spécialisé, et peuvent passer le week-end ou quelques vacances en famille (…). Et, précisément, leur alimentation entérale permet cette forme d’autonomie.

Le docteur Kariger avait d’ailleurs donné son accord en septembre 2012 pour que ses parents puissent emmener Monsieur Vincent Lambert en vacances dans le sud de la France. C’était six mois avant sa première décision de lui supprimer son alimentation… et alors que son état de santé n’avait pas changé ! »

Il ressort des éléments soumis à la Cour que l’alimentation par voie entérale occasionne une atteinte minimale à l’intégrité physique, ne cause aucune douleur au patient et, avec un peu d’entraînement, pareille alimentation peut être administrée par la famille ou les proches de M. Lambert (et les requérants se sont proposés pour le faire), même si la préparation alimentaire doit être élaborée dans une clinique ou dans un hôpital. En ce sens, l’alimentation et l’hydratation par voie entérale (indépendamment, pour le moment, du fait de savoir s’il convient de les désigner sous le terme « traitement » ou « soins », ou simplement « alimentation ») sont entièrement proportionnées à la situation dans laquelle Vincent Lambert se trouve. Dans ce contexte, nous ne comprenons pas, même après avoir entendu les plaidoiries dans cette affaire, pourquoi le transfert de Vincent Lambert dans une clinique spécialisée (la maison de santé Bethel[1]) où l’on pourrait s’occuper de lui (et donc soulager l’hôpital universitaire de Reims de ce devoir) a été bloqué par les autorités.

En d’autres termes, Vincent Lambert est vivant et l’on s’occupe de lui. Il est également nourri – et l’eau et la nourriture représentent deux éléments basiques essentiels au maintien de la vie et intimement liés à la dignité humaine. Ce lien intime a été affirmé à maintes reprises dans de nombreux documents internationaux[2]. Nous posons donc la question : qu’est-ce qui peut justifier qu’un État autorise un médecin (le docteur Kariger ou, depuis que celui-ci a démissionné et a quitté l’hôpital universitaire de Reims[3], un autre médecin), en l’occurrence non pas à « débrancher » Vincent Lambert (celui-ci n’est pas branché à une machine qui le maintiendrait artificiellement en vie) mais plutôt à cesser ou à s’abstenir de le nourrir et de l’hydrater, de manière à, en fait, l’affamer jusqu’à la mort ? Quelle est la raison impérieuse, dans les circonstances de l’espèce, qui empêche l’État d’intervenir pour protéger la vie ? Des considérations financières ? Aucune n’a été avancée en l’espèce. La douleur ressentie par Vincent Lambert ? Rien ne prouve qu’il souffre. Ou est-ce parce qu’il n’a plus d’utilité ou d’importance pour la société, et qu’en réalité il n’est plus une personne mais seulement une « vie biologique » ?

5. Ainsi que nous l’avons déjà souligné, il n’y a pas d’indications claires ou certaines concernant ce que Vincent Lambert souhaite (ou même souhaitait) réellement quant à la poursuite de l’alimentation et de l’hydratation dans la situation où il se trouve à présent. Certes, il était infirmier avant l’accident qui l’a réduit à son état actuel, mais il n’a jamais formulé aucune « directive anticipée » ni nommé une « personne de confiance » aux fins des diverses dispositions du code de la santé publique. Le Conseil d’État, dans sa décision du 24 juin 2014, a fait grand cas des conversations évidemment informelles que Vincent Lambert a eues avec son épouse (et, apparemment en une occasion, également avec son frère Joseph Lambert) et est parvenu à la conclusion que le docteur Kariger « ne peut être regardé comme ayant procédé à une interprétation inexacte des souhaits manifestés par le patient avant son accident »[4]. Or, pour des questions d’une telle gravité, il ne faut rien moins qu’une certitude absolue. Une « interprétation » a posteriori de ce que les personnes concernées peuvent avoir dit ou ne pas avoir dit des années auparavant (alors qu’elles étaient en parfaite santé) dans le cadre de conversations informelles expose clairement le système à de graves abus. Même si, aux fins du débat, on part du principe que Vincent Lambert avait bien exprimé son refus d’être maintenu dans un état de grande dépendance, pareille déclaration ne peut, à notre avis, offrir un degré suffisant de certitude concernant son souhait d’être privé de nourriture et d’eau. Comme les requérants le relèvent aux paragraphes 153- 154 de leurs observations – ce qui, encore une fois, n’a pas été nié ou contredit par le Gouvernement :

« Si réellement M. Vincent Lambert avait eu la volonté ferme de ne plus vivre, si réellement il avait « lâché » psychologiquement, si réellement il avait eu le désir profond de mourir, M. Vincent Lambert serait déjà, à l’heure actuelle, mort. Il n’aurait en effet pas tenu 31 jours sans alimentation (entre le premier arrêt de son alimentation, le 10 avril 2013, et la première ordonnance rendue par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, le 11 mai 2013 ordonnant la remise en place de son alimentation) s’il n’avait pas trouvé en lui une force intérieure l’appelant à se battre pour rester en vie. Nul ne sait quelle est cette force de vie. Peut-être est-ce, inconsciemment, sa paternité et le désir de connaître sa fille ? Peut-être est-ce autre chose. Mais il est incontestable que, par ses actes, Monsieur Vincent Lambert a manifesté une force de vie qu’il ne serait pas acceptable d’occulter.

À l’inverse, tous les soignants de patients en état de conscience altérée le disent : une personne dans son état qui se laisse aller meurt en dix jours. Ici, sans manger, et avec une hydratation réduite à 500 ml par jour, il a survécu 31 jours. »

Toutefois, l’accent qui est mis sur la volonté ou les intentions présumées de Vincent Lambert détourne le débat d’une autre question importante, à savoir le fait qu’en vertu de la loi française applicable en l’espèce, c’est-à-dire au cas d’un patient inconscient et n’ayant pas rédigé de directives anticipées, la volonté de celui-ci et les points de vue ou souhaits de sa famille ne font que compléter l’analyse de ce que le médecin en charge perçoit comme une réalité médicale. En d’autres termes, les souhaits du patient ne sont en pareil cas absolument pas déterminants pour l’issue finale. Les trois critères prévus à l’article L. 1110-5 du code de la santé publique – c’est-à-dire les cas où les actes médicaux apparaissent inutiles, disproportionnés ou ayant pour seul effet le maintien artificiel de la vie – sont les seuls critères pertinents. Ainsi que l’a souligné le Conseil d’État, il faut prendre en compte les souhaits que le patient a pu exprimer et accorder une importance toute particulière à sa volonté (paragraphes 47 et 48 de l’arrêt) mais cette volonté n’est jamais déterminante. En d’autres termes, une fois que le médecin en charge a, comme en l’espèce, décidé que le troisième critère s’appliquait, les dés sont jetés et la procédure collective se résume pour l’essentiel à une simple formalité.

6. En aucun cas on ne peut dire que Vincent Lambert se trouve dans une situation « de fin de vie ». De manière regrettable, il se retrouvera bientôt dans cette situation lorsqu’on cessera ou qu’on s’abstiendra de le nourrir et de l’hydrater. Des personnes se trouvant dans une situation encore pire que celle de Vincent Lambert ne sont pas en stade terminal (sous réserve qu’ils ne souffrent pas en même temps d’une autre pathologie). Leur alimentation – qu’elle soit considérée comme un traitement ou comme des soins – a pour but de les maintenir en vie et, dès lors, demeure un moyen ordinaire de maintien de la vie qui doit en principe être poursuivi.

7. Les questions relatives à l’alimentation et à l’hydratation sont souvent qualifiées par le terme « artificiel », ce qui entraîne une confusion inutile, comme cela a été le cas en l’espèce. Toute forme d’alimentation – qu’il s’agisse de placer un biberon dans la bouche d’un bébé ou d’utiliser des couverts dans un réfectoire pour amener de la nourriture à sa bouche – est dans une certaine mesure artificielle, puisque l’ingestion de la nourriture passe par un intermédiaire. Mais dans le cas d’un patient se trouvant dans l’état de Vincent Lambert, la véritable question à se poser (dans le contexte des notions de proportionnalité et de caractère raisonnable qui découlent de la notion d’obligation positive de l’État au regard de l’article 2) est celle-ci : l’hydratation et l’alimentation produisent-elles un bénéfice pour le patient sans lui causer une douleur ou une souffrance indue ou une dépense excessive de ressources ? Dans l’affirmative, il y a une obligation positive de préserver la vie. Si la charge excède les bénéfices, alors l’obligation de l’État peut, dans des cas appropriés, cesser. Dans ce contexte, nous ajouterons en outre que la marge d’appréciation d’un État, évoquée au paragraphe 148 de l’arrêt, n’est pas illimitée et que, aussi large qu’elle puisse être, elle doit toujours être considérée à la lumière des valeurs qui sous-tendent la Convention, dont la principale est la valeur de la vie. La Cour a souvent déclaré que la Convention doit être lue comme un tout (un principe rappelé au paragraphe 142 de l’arrêt) et interprétée (et nous ajouterons appliquée) de manière à promouvoir sa cohérence interne et l’harmonie entre ses diverses dispositions et valeurs (voir, quoique dans des contextes différents, Stec et autres c. Royaume-Uni (déc.) [GC], nos65731/01 et 65900/01, § 48, CEDH 2005‑X ; et Austin et autres c. Royaume-Uni [GC], nos 39692/09, 40713/09 et 41008/09, § 54, CEDH 2012). Pour évaluer cette marge d’appréciation dans les circonstances de l’espèce et la méthode choisie par les autorités françaises pour « mettre en balance » les intérêts concurrents en présence, la Cour aurait donc dû donner plus d’importance à la valeur de la vie. Il convient également de rappeler que nous ne sommes pas ici dans une situation où l’on peut légitimement dire qu’il peut y avoir certains doutes quant à l’existence d’une vie ou d’une « vie humaine » (comme dans les affaires traitant des questions de fertilité et impliquant des embryons humains c’est-à-dire touchant à la question de savoir « quand commence la vie humaine »). De même, il n’y a aucun doute en l’espèce que Vincent Lambert est vivant. À notre sens, toute personne se trouvant dans l’état de Vincent Lambert a une dignité humaine fondamentale et doit donc, conformément aux principes découlant de l’article 2, recevoir des soins ou un traitement ordinaires et proportionnés, ce qui inclut l’apport d’eau et de nourriture.

8. À l’instar des requérants, nous estimons que la loi en question manque de clarté[5]: sur ce qui constitue un traitement ordinaire et un traitement extraordinaire, sur ce qui constitue une obstination déraisonnable et, plus important, sur ce qui prolonge (ou maintient) la vie artificiellement. Certes, il appartient au premier chef aux juridictions internes d’interpréter et d’appliquer la loi, mais pour nous, il ressort clairement de la décision rendue le 24 juin 2014 par le Conseil d’État que celui-ci a adopté inconditionnellement l’interprétation donnée par M. Leonetti et en outre a traité de manière superficielle la question de la compatibilité du droit interne avec les articles 2 et 8 de la Convention (paragraphe 47 de l’arrêt), attachant de l’importance seulement au fait que « la procédure avait été respectée ». Certes, la Cour ne doit pas agir en tant que juridiction de quatrième instance et doit respecter le principe de subsidiarité, mais pas jusqu’à s’abstenir d’affirmer la valeur de la vie et la dignité inhérente même aux personnes qui sont dans un état végétatif, lourdement paralysées et dans l’incapacité de communiquer leurs souhaits à autrui.

9.Nous sommes d’accord sur le fait que, conceptuellement, une distinction légitime doit être établie entre l’euthanasie et le suicide assisté d’une part, et l’abstention thérapeutique d’autre part. Toutefois, eu égard à la manière dont le droit interne a été interprété et appliqué aux faits de l’espèce soumis à l’examen de la Cour, nous sommes en complet désaccord avec ce qui est dit au paragraphe 141 de l’arrêt. Cette affaire est une affaire d’euthanasie qui ne veut pas dire son nom. En principe, il n’est pas judicieux d’utiliser des adjectifs ou des adverbes forts dans des documents judiciaires, mais en l’espèce il est certainement extrêmement contradictoire pour le gouvernement défendeur de souligner que le droit français interdit l’euthanasie et que donc l’euthanasie n’entre pas en ligne de compte dans cette affaire. Nous ne pouvons être d’un autre avis dès lors que, manifestement, les critères de la loi Leonetti, tels qu’interprétés par la plus haute juridiction administrative, dans les cas où ils sont appliquées à une personne inconsciente et soumise à un « traitement » qui n’est pas réellement thérapeutique mais simplement une question de soins, ont en réalité pour résultat de précipiter un décès qui ne serait pas survenu autrement dans un avenir prévisible.

10. Le rapporteur public devant le Conseil d’État (paragraphes 31 et 122 de l’arrêt) aurait déclaré (citant les propos tenus par le ministre de la santé aux sénateurs qui examinaient le projet de loi Leonetti) que « [s]i le geste d’arrêter un traitement (…) entraîne la mort, l’intention du geste [n’est pas de tuer : elle est] de restituer à la mort son caractère naturel et de soulager. C’est particulièrement important pour les soignants, dont le rôle n’est pas de donner la mort ». Tant le Conseil d’État que la Cour ont accordé beaucoup d’importance à cette déclaration. Nous ne sommes pas de cet avis. Indépendamment du fait que, ainsi que nous l’avons déjà dit, rien ne prouve en l’espèce que M. Lambert ressent une quelconque souffrance, cette déclaration ne serait exacte que si une distinction était convenablement établie entre des soins (ou un traitement) ordinaires et des soins (ou un traitement) extraordinaires. Le fait d’alimenter une personne, même par voie entérale, est un acte de soins et si l’on cesse ou l’on s’abstient de lui fournir de l’eau et de la nourriture, la mort s’ensuit inévitablement (alors qu’elle ne s’ensuivrait pas autrement dans un futur prévisible). On peut ne pas avoir la volonté de donner la mort à la personne en question mais, en ayant la volonté d’accomplir l’action ou l’omission dont on sait que selon toutes probabilités elle conduira à cette mort, on a bien l’intention de tuer cette personne. Il s’agit bien là, après tout, de la notion d’intention positive indirecte, à savoir l’un des deux aspects de la notion de dol en droit pénal.

11. En 2010, pour célébrer son cinquantième anniversaire, la Cour a accepté le titre de Conscience de l’Europe en publiant un ouvrage ainsi intitulé. À supposer, aux fins du débat, qu’une institution, par opposition aux personnes composant cette institution, puisse avoir une conscience, pareille conscience doit non seulement être bien informée mais doit également se fonder sur de hautes valeurs morales ou éthiques. Ces valeurs devraient toujours être le phare qui nous guide, quelle que soit « l’ivraie juridique » pouvant être produite au cours du processus d’analyse d’une affaire. Il ne suffit pas de reconnaître, comme la Cour le fait au paragraphe 181 de l’arrêt, qu’une affaire « touche à des questions médicales, juridiques et éthiques de la plus grande complexité » ; il est de l’essence même d’une conscience, fondée sur la recta ratio, de permettre que les questions éthiques façonnent et guident le raisonnement juridique jusqu’à sa conclusion finale. C’est précisément cela, avoir une conscience. Nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre ci-dessus.

 

in echr.coe.int

 

 

 

En prière, toujours, avec Marie et le Coeur Sacré de Jésus !

 

Marie Pentecote

 

Neuvaine pour Vincent Lambert jusqu'au 5 juin.

 

 

 

Asia Bibi malade

 

D'après les dernières nouvelles, Asia Bibi aurait besoin d'urgence de soins pour des hémorragies intestinales, des douleurs d'estomac et des vomissements mêlés de sang, le tout entraînant, au cours des mois, une faiblesse de plus en plus grande au point que même  la marche devient difficile.

Nos prières accompagnent cette mère chrétienne emprisonnée depuis de longues années condamnée à mort en raison d'une accusation de blasphème.

 

in Infovaticana

 

PTDC0021

 

 

 

 

Autriche : la repentance des Eglises pour l’antisémitisme des années nazies

in aleteia.org, Philippe Oswald, 12.05.2015

A l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la guerre, les Eglises catholique et protestantes d’Autriche reconnaissent leur « responsabilité » et leur « complicité » dans l’antisémitisme.

« L'Eglise catholique doit reconnaître sa part de responsabilité dans l'émergence d'un climat de mépris et de haine » vis-à-vis des Juifs avant l'arrivée des nazis, a affirmé le cardinal-archevêque de Vienne Christoph Schönborn. Il a également évoqué « le manque de solidarité à l'égard de nos concitoyens de religion juive » pendant la Shoah. Le conseil des Eglises protestantes a de son côté exprimé sa "profonde honte" pour avoir été "complice" des actions dirigées contre les Juifs et d'autres groupes que l'on considérait "indignes de vivre". » (I24 news)

Le « système Mauthausen »

Le 70e anniversaire de la chute du Reich nazi a notamment été marqué en Autriche par la commémoration de la libération du camp de Mauthausen destiné aux « ennemis politiques incorrigibles » de l'ordre nazi où 100 000 prisonniers ont trouvé la mort. « Le camp s'est étendu à tel point que les historiens parlent de « système Mauthausen » : 49 camps satellites en Autriche et en Allemagne, autant d'usines où l'on était exploité jusqu'à la mort par épuisement. » (Le Monde)

Pays natal d’Hitler, l’Autriche fut certes victime de l’Anschluss, l’annexion par l’Allemagne nazie en mars 1938. Mais ce pays traumatisé par le démantèlement de l’Empire austro-hongrois en 1918, les troubles et la misère qui s’ensuivirent avec l’inflation et le chômage, se jeta dans les bras de son ancien ressortissant devenu chancelier du Reich (97,7% des votants approuvèrent l’Anschluss le 10 avril 1938).

Les martyrs chrétiens

Les oppositions au nazisme et à l’antisémitisme vinrent cependant presque exclusivement de chrétiens, catholiques et protestants, en Autriche comme en Allemagne. La plupart payèrent cette opposition de leur vie, comme le célèbre pasteur et théologien allemand Dietrich Bonhoeffer. En Autriche, citons quelques martyrs catholiques : le bienheureux Jakob Gap, religieux de la Société de Marie béatifié par Jean-Paul II, le bienheureux Otto Neururer, curé de Goetzen (Tyrol), arrêté par la Gestapo dès décembre 1938, il mourut au camp de Buchenwald le 30 mai 1940 après deux jours d’agonie (ses bourreaux l’avaient suspendu par les pieds à une poutre !) ; la bienheureuse Maria Restituta Kafka, religieuse franciscaine de la Charité chrétienne condamnée à mort pour avoir refusé d’enlever les crucifix des chambres de l’hôpital dans lequel elle était infirmière ; les frères mineurs Johann Kapristan Pieller et Angelus Steinwender, fusillés le 15 avril 1945, quelques jours avant la fin de la guerre (cf. Andrea Riccardi, « Ils sont morts pour leur foi », Plon/Mame). Chez les laïcs, le martyr autrichien le plus connu est Franz Jägerstätter, simple paysan et père de famille, exécuté en 1943 comme objecteur de conscience et béatifié par le cardinal Shönborn en 2007 (cf. François de Lacoste Lareymondie, « Je refuse ! L’objection de conscience ultime résistance au mal », Editions de l’Emmanuel).

« Des initiatives sporadiques »

Mais en Autriche comme en Allemagne, ces martyrs, plus nombreux qu’on le croit généralement (en Allemagne, dans la communauté catholique, 164 prêtres diocésains, 60 religieux, 4 religieuses, 118 laïcs ont été exécutés ou ont péri dans les camps nazis) furent peu ou pas soutenus par les autorités ecclésiastiques, à l’exception notable de grandes voix épiscopales comme celles de von Galen (Münster) ou de von Preysing (Berlin). Comme celui d’Autriche aujourd’hui, l’épiscopat allemand avait confessé ce manque de solidarité envers les Juifs dans une déclaration de 1995 : « Beaucoup se sont laissés prendre par l’idéologie du national-socialisme et sont restés indifférents devant les crimes perpétrés contre les biens et la vie des Juifs. D’autres ont favorisé ces crimes ou sont devenus eux-mêmes des criminels. (…) Aujourd’hui, le fait qu’il n’y ait eu que des initiatives sporadiques en faveur des Juifs persécutés, et qu’il y ait eu aucune protestation publique et expresse, même lors des pogroms de novembre 1938, nous attriste profondément… » (Déclaration des évêques allemands, 24/01/1995).

 

 

 

Un nouveau procès en mai...

in aleteia.org

Asia Bibi honorée par Paris et Bordeaux

Un réconfort pour la chrétienne pakistanaise condamnée à mort sous prétexte de « blasphème » et pour sa famille : les hommages que lui ont rendus le Conseil de Paris et la municipalité de Bordeaux.

Le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité, le 17 mars, la proposition d’Anne Hidalgo, mairesse de la capitale, d’élever au rang de citoyenne d’honneur Asia Bibi dont le portrait est déjà installé, depuis décembre, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. À Bordeaux, le 19 mars, le maire Alain Juppé a dévoilé un portrait d’Asia Bibi dans la cour de l’hôtel de ville, en présence notamment d’Anne-Isabelle Tollet, journaliste, auteur de deux ouvrages consacrés à Asia Bibi Blasphème (Éditions Oh!,‎ 2011) et La mort n'est pas une solution (Les Éditions du Rocher,‎ 2015) (Aleteia).

À travers Asia Bibi, explique le communiqué de la mairie de Bordeaux, « ce sont trois combats que la ville entend porter pour promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, sur le plan international. Le premier est celui du refus de la peine de mort, et du droit inaliénable à la vie pour chacun. Le second, est celui des droits des femmes, qui sont souvent les premières victimes de l’arbitraire et des persécutions. Enfin, celui des droits des minorités religieuses, quelles qu’elles soient, partout dans le monde ». Souhaitons que l’exemple donné par Paris et Bordeaux soit à présent suivi par toutes les villes de France.

Un nouveau procès au mois de mai

Asia Bibi, catholique, mère de cinq enfants, croupit dans une cellule de condamnée à mort depuis novembre 2010 au Pakistan, sous l’accusation d’un prétendu « blasphème ». C’est en réalité une querelle pour l’accès à l’eau du puits du village, que des musulmans prétendent interdire aux chrétiens, qui a été montée en épingle par des villageoises et le mollah local : ils l’ont accusée d’avoir insulté l’islam et le prophète, accusation mortelle dans un pays où sévit la loi anti-blasphème. La complicité des juges, souvent terrorisés eux-mêmes par les islamistes, s’est soldée par cette horrible sentence de mort, confirmée en appel par la Haute cour de Lahore le 16 octobre 2014.

Le dernier espoir de sa libération réside dans le recours déposé auprès de la Cour Suprême du Pakistan (Aleteia). Devant le tollé international, celle-ci a décidé le 30 novembre, de rouvrir et de réexaminer le dossier d’Asia Bibi. Un nouveau procès devrait s’ouvrir en mai prochain. En attendant, l'abominable calvaire d'Asia Bibi et de sa famille se poursuit.

 

 

 

Belles actions de Rachida Dati - les Soeurs Mariales nous invitent à les soutenir par la prière !

 

La députée européenne poursuit son engagement pour Asia Bibi. Dans un courrier qu'elle a fait signer par 67 autres députés européens de toutes sensibilités, elle demande la grâce du président pakistanais en faveur de cette chrétienne condamnée à mort pour blasphème.

 

in lefigaro.fr

 

twitterRachida Datiن ‏  @datirachida · 31 mars

68 eurodéputés interpellent le Président pakistanais pour la libération d'Asia Bibi #FreeAsiaBibi via @Le_Figaro

 

twitterRachida Dati ن @datirachida · 17 mars

A Paris, comme au Parlement européen, notre mobilisation reste totale pour qu'Asia Bibi soit libérée. #FreeAsiaBibi

 

in twitter.com

 

 

Asia Bibi Citoyenne d’Honneur de la Ville de Paris

Emily Clarke, Malmesbury, Royaume-Uni

20 mars 2015 — Alors qu'Asia Bibi attend en prison son nouveau procès devant la Cour Suprême, la maire de Paris Anne Hidalgo vient de l'élever au rang de Citoyenne d'Honneur de la Ville de Paris.

Voici ce que dit la maire dans son communiqué : "Pour la soutenir dans son combat contre l'ignorance et l'obscurantisme, Anne Hidalgo a souhaité que Paris élève Asia Bibi au rang de citoyenne d'honneur, distinction rare attribuée aux plus emblématiques défenseurs des droits de l'Homme dans le monde". En décembre, elle avait dévoilé une bâche de soutien à son effigie sur le parvis de l'Hôtel de Ville, pour exprimer le soutien des Parisien(ne)s et des élus à Asia et à sa famille.

Concernant la citoyenneté d’honneur, Anne Hidalgo a également indiqué: "par ce geste fort, je souhaite témoigner de la solidarité de Paris envers les nombreuses femmes à travers le monde, de toutes confessions, victimes de l'obscurantisme religieux et de l'extrémisme politique."

Paris souhaite accueillir Asia et sa famille dès que la sentence sera annulée. C'est une bonne nouvelle, mais le sort d'Asia dépend toujours de la Cour Suprême au Pakistan. Elle est dans le couloir de la mort depuis cinq ans et son mari et ses enfants sont dans l’attente.

Continuez à faire pression sur le gouvernement pakistanais pour qu'Asia Bibi soit libérée et retrouve ses proches. Merci de continuer à partager la pétition.

in change.org

 

 

 

« Que vos communautés deviennent des îles de miséricorde

au milieu de la mer de l’indifférence ».

 

Pape François, Message pour le Carême 2015

 

 

 

Des Messes continuent à être offertes

chez les Soeurs Mariales

 pour notre frère Vincent LAMBERT

en union de prière avec tous ceux qui prient pour la Vie.

Notre prière continuelle l'accompagne ainsi que ses proches.

 

 

 

 

 

Messe

pour notre soeur chrétienne, Asia Bibi,

ce samedi 14 février 2015

à la demande et avec les Soeurs Mariales.

Continuons de prier pour elle

en persévérant fidèlement

avec Marie !

 

 

 

 

 

 

Ne disons pas du mal des autres par derrière,

mais disons leur ouvertement ce que nous pensons.

 

@Pontifex_fr

 

 

Prions pour notre soeur Asia Bibi.

 

A cause de sa fidélité à Jésus Christ, cette jeune mère de famille de cinq enfants a été condamnée à être pendue.

Son procès est en appel. Renvoyé déjà deux fois pour absence d'abord d'un juge, puis de l'avocat de l'accusation.

Ces retards éprouvants, loin de nous lasser, doivent rendre notre prière encore plus ferventes et plus constantes.

Formons un rempart de prière autour d'elle ! Le Christ nous dira : "j'étais en prison et tu es venu jusqu'à moi", par ta prière. Et, selon nos possibilités, agissons.

Agissons en étant fidèle au Christ ici et maintenant. Notre monde actuel nous donne mille occasions de témoigner de notre foi.

Asia Bibi, à l'autre bout du monde, seule, séparée des siens, souffrant dans sa prison, est témoin.

 

Et nous, qui ne risquons pas encore notre vie, soyons témoins, aussi, avec elle.

Ne restons pas silencieux et indifférents devant le martyr de nos frères et soeurs chrétiens !

Nous sommes un seul corps, le Corps du Christ : qui les frappe nous frappe !

 

Les Soeurs Mariales vous demandent instamment de vous unir à leur prière continuelle avec et pour Asia Bibi.

Une Messe a été célébrée pour elle le 17 mars et à plusieurs prêtres cette intention a été encore confiée.

 

Auprès de Marie, Mère d'Asia Bibi,

nous la confions au Coeur Miséricordieux de Jésus !

 

Marie,

Mère de tous les hommes et médiatrice de toutes grâces,

sois près de ta petite enfant Asia Bibi et de tous les siens !

 

Coeur Miséricordieux de Jésus, nous te confions Asia Bibi !

 

Saint Esprit,

Esprit d'Amour, de Vérité et de Bonté,

nous te prions d'inspirer les juges d'Asia Bibi !

 

Oh, Père,

Dieu Miséricordieux et Clément,

enveloppe de ta Bonté Asia Bibi et tous ceux qui sont liés à elle !

 

Merci

 

Amen

 

 

 

 


Pape François

le 4 mars 2014

 

“La Croix est toujours sur le chemin chrétien”.

 

Telle est l’une des phrases fortes de l’homélie du Pape François ce mardi matin à la Maison Sainte Marthe.

Une homélie centrée sur les persécutions des chrétiens dans le monde, à la lumière de l'Evangile de ce mardi, tiré de Saint Marc.

Le Pape a rappelé que les martyrs au nom de leur foi sont plus nombreux qu’aux premiers temps de l’Eglise.

L’Évangile du jour revient sur la réponse de Jésus à Pierre, quand celui-ci lui affirme : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre.»

Jésus répond : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive le centuple ».

 

La persécution est le chemin emprunté par le Christ

Pierre pense peut-être que suivre le Christ est une « belle activité commerciale » a souligné le Pape, quand il parle de « centuple », mais Jésus ajoute que ceux qui ont tout laissé ont reçu beaucoup, y compris les persécutions.

« Cette persécution est le gain du chrétien, le chemin de celui qui veut marcher à la suite de Jésus.

Ce chemin, c’est Lui qui l’a parcouru, c’est lui qui a été persécuté !

C’est le chemin de l’abaissement.»

Le Saint-Père a poursuivi en citant les Béatitudes : « Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. »

Ces persécutions sont au cœur de la vie des disciples, elles ont commencé très vite après leur prédication, une fois l’Esprit Saint reçu a t-il rappelé.

Et nous même dans nos vies de chrétiens nous aurons la persécution.

 

Les martyrs d'aujourd'hui

Cette persécution, le Pape en a ensuite rappelé la réalité: les diffamations, les arrestations, la mise en prison, la mort.

« Nous oublions facilement, mais pensons à tous les chrétiens il y a 60 ans, dans les camps nazis et communistes : ils étaient si nombreux ! Enfermés car ils étaient chrétiens ! »

Et le souverain pontife de mettre en garde contre l’oubli : « Cela existe encore et je peux vous dire qu’ il y a plus de martyrs aujourd’hui que dans les premiers temps de l’Eglise ! »

Le Pape a ainsi fait référence à tous ces chrétiens qui sont condamnés pour le simple fait de posséder une Bible, ou qui ne peuvent pas faire un signe de croix.

Ce chemin de persécution est ce qui arrive quand nous suivons Jésus a t-il répété.

« Pensons à tant de frères et sœurs qui ne peuvent pas prier ensemble, parce qu’ils sont persécutés, parce qu’ils ne peuvent avoir le livre de l’Evangile ou bien une Bible - a conclu François - pensons aussi à ceux pour qui il est interdit d’aller à la Messe.

Demandons-nous enfin si nous sommes disposés à porter la Croix comme Jésus, à porter les persécutions pour témoigner de Jésus, comme le font tous ces frères et sœurs humiliés.

Penser à cela nous fera du bien à tous. »

 

in: Radio Vatican

 

 

 

 

Personne ne peut être exclu de la vigne du Seigneur

Pape François

3 mars 2014

« La foi n’est pas un simple héritage culturel, mais un cadeau, un don qui nait de la rencontre personnelle avec Jésus. »
Les évêques pour cela, souligne le Pape, doivent montrer l’exemple. Ils doivent
« faire germer les graines, prendre bien soin de leur croissance par l’éducation et la proximité, les harmoniser dans l’ensemble de la vigne du Seigneur de laquelle personne ne peut être exclu. »

L'amour et le service des pauvres -a-t-il souligné- est le signe du Royaume de Dieu que Jésus est venu apporter. ... Christ est venu faire le bien et soigner tous les opprimés, et votre Eglise est mère et ne peut jamais oublier ses enfants les plus nécessiteux".

in vis.va

"C'est à cela que s'emploient nos Soeurs Mariales depuis 40 ans déjà, de manière silencieuse et discrète mais fervente et féconde. Les innombrables lettres de remerciement en témoignent."

 

 

Les mots peuvent tuer

Pape François

de l'Angélus du 16 février 2014 :

Jésus nous rappelle aussi que les paroles peuvent tuer. Quand on dit d'une personne qu'elle a une langue de serpent, qu'est-ce que cela signifie? Que ses paroles tuent! C'est pourquoi, il ne s'agit pas seulement d'attenter à la vie du prochain, mais même de déverser sur lui le poison de la colère et le toucher par la calomnie. Juste mal parler de lui. Nous en arrivons aux commérages: les commérages aussi peuvent tuer parce qu'ils tuent la réputation des personnes. Les commérages sont si mauvais! Au début, cela peut sembler amusant...mais à la fin cela nous remplit le cœur d'amertume, et nous empoisonne nous aussi. A dire vrai, je suis convaincu que si chacun de nous s'engageait à ne plus faire de commérages, il en deviendrait saint !"

 

 

Saint-Siège : Halte à la diffamation

Le Père Lombardi conteste « L'homme qui ne voulait pas être Pape »

(RV) Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de Radio Vatican, a souhaité réagir à la publication, chez Albin Michel, du livre de Nicolas Diat, « L’homme qui ne voulait pas être Pape ». L’ouvrage contient en effet des accusations graves qui sont inexactes.

Tout en saluant les efforts déployés par l’auteur pour offrir un éclairage approfondi du pontificat de Benoît XVI, le père Lombardi critique la méthode et l’esprit qui animent ce livre et conteste la véridicité de certains passages.

Père Lombardi, pourquoi avez-vous souhaité réagir par rapport au livre de Nicolas Diat ?

C’est un livre qui a une certaine importance, je pense, surtout dans le milieu de la langue française et ça porte directement sur le Pape Benoît XVI et sur toute une série d’évènements très importants du Vatican. Dans le livre, il y a des accusations dont je suis convaincu qu’elles ne sont pas justes et qu’elles sont graves. Alors, je devais réagir en conscience.

Vous saluez l’effort qui a été fait pour analyser et approfondir le pontificat de Benoît XVI pour lequel Nicolas Diat semble avoir une admiration sincère mais vous avez justement, vous venez de le dire, des réserves au sujet de certains passages. Lesquels ?

Ce sont exactement des accusations précises contre une série de personnes nommées avec nom et prénom et qui ne sont pas fondées sur des éléments sûrs. Dans certains cas, les accusations sont absolument sans fondement ou sont faites sur des déclarations anonymes et ça n’est pas acceptable.

Vous déplorez les accusations fausses, inexactes, sans fondement mais vous déplorez aussi, je crois, la méthode qui consiste à ne pas citer les sources quand il s’agit de jugements négatifs et à citer toutes les personnes rencontrées à la fin du livre, en vrac.

C’est vrai, à la fin, il y a toute une série de remerciements des personnes et ce sont de situations totalement différentes. Il y a sûrement des personnes que l’auteur a longuement rencontrées et qui lui ont fait des confidences ou des témoignages mais il y en a d’autres qui ne l’ont pas rencontré personnellement. Il y a d’autres personnes qui ne s’identifient absolument pas avec l’orientation du livre et la façon avec laquelle des accusations y sont faites. Il y a d’autres personnes qui l’ont rencontré mais pour d’autres raisons. Alors, c’est vraiment une impression incorrecte qui est donnée avec cette série. Il semble qu’il y ait une grande convergence des témoignages qui appuient sa perspective et son œuvre.

Au-delà des accusations souvent graves qui sont adressées à certaines personnes, ce que vous regrettez aussi Père Lombardi, c’est que l’auteur, en ranimant une période douloureuse, ait d’une certaine manière trahit l’effort qui a été fait par Benoît XVI et puis par son successeur, le Pape François, pour clore définitivement ce chapitre.

Oui, exactement. En lisant le livre, en voyant des témoignages anonymes d’accusation très graves, je me sens comme replongé dans une atmosphère que Benoît XVI voulait sûrement dépasser définitivement. Et c’est la même atmosphère qui est alimentée par des discours que le Pape François appelle les « chiacchiere », c’est-à-dire qui sont des opinions sur les autres qui sont gravement dommageables pour leur réputation.

Déclaration du père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de Radio Vatican à propos d’un livre de Nicolas Diat.

Un ouvrage volumineux en français (Nicolas Diat : « L’homme qui ne voulait pas être Pape », chez Albin Michel) a été publié il y a quelques jours. C’est le fruit d’un travail de longue haleine, le résultat de nombreux entretiens entre l’Auteur et plusieurs personnalités ecclésiastiques. L’ouvrage offre un vaste panorama du pontificat du Pape Benoît XVI. Il évoque également le début du pontificat de son Successeur, mais, comme le titre l’indique, l’auteur a surtout voulu approfondir la pensée ainsi que la personnalité de Joseph Ratzinger, son esprit et ses intentions.

Le livre retrace les événements et fournit de nombreuses informations utiles pour les replacer dans leur contexte. Les interventions et les discours du Pape sont largement rapportés. L’Auteur les relit avec intelligence et analyse souvent en profondeur les intentions qui étaient à la base. Il s’appuie sur les nombreux témoignages personnels recueillis lors de ses conversations avec des témoins privilégiés et fiables.

Bref, le livre offre sans nul doute une contribution significative à la connaissance et à la compréhension du pontificat du Pape Benoît, dont l’Auteur est un admirateur sincère et un observateur attentif.

Mais l’Auteur ne s’arrête pas là. Inévitablement, il évoque à plusieurs reprises les faits et les personnes qui ont entouré le Pape. Le cadre général fait état des relations complexes, des difficultés, des tensions, des moments particulièrement difficiles, qui ont longtemps défrayé la chronique et suscité des débats. On ne peut certes pas parler de manière approfondie du pontificat du Pape Benoît XVI en faisant abstraction des vicissitudes qui ont atteint un niveau dramatique avec la soustraction de la part du majordome du Pape de documents réservés et leur publication.

C’est à ce niveau-là que l’ouvrage mérite de sérieuses critiques, lorsque, à plusieurs occasions, il prend pour cible des personnes précises, en les nommant, en leur attribuant explicitement des responsabilités très graves, sans un fondement certain ou – tout au moins dans certains cas – sans aucun fondement (deux exemples particulièrement graves : dans le cas du cardinal Mauro Piacenza, on parle par exemple de ses rencontres avec Paolo Gabriele qui n’ont jamais eu lieu ; en renfort des accusations qui sont adressées à un autre cardinal, on cite pour preuve un document « sino-allemand » qu’à l’époque, en connaissance de cause, j’avais qualifié de « délirant » ; et on pourrait citer d’autres exemples). L’Auteur laisse entendre qu’il se base sur les témoignages qu’il a recueillis et ajoute, à la fin de l’ouvrage, une longue liste de remerciements à l’égard de personnalités influentes, dont de nombreux cardinaux. Mais, alors que l’identité des auteurs des témoignages positifs est clairement indiquée, les déclarations négatives et les accusations les plus graves restent anonymes même lorsqu’elles sont placées entre guillemets. En outre, plusieurs personnalités qui sont remerciées à la fin du livre ont pris leur distance par rapport à cet ouvrage dans lequel elles ne se reconnaissent pas.

Finalement, l’impression qui en ressort est que Benoît XVI était entouré de démons. L’auteur semble avoir identifié quelques adversaires auxquels il pense avoir le droit d’adresser non seulement des critiques compréhensibles pour leurs erreurs ou pour des faits certifiés, mais aussi les accusations les plus atroces de trahison, en allant au-delà de ce qui a été prouvé, de ce qui est plausible et licite.

Dans ce sens, contrairement à son intention, ce livre ne fait pas la lumière sur les tensions et les ombres de Vatileaks et annexes, mais paradoxalement dans plusieurs de ses pages, il finit par en devenir une illustration et un prolongement.

Et pourtant, nous espérions en être sortis, grâce à deux Papes et à leur sagesse.

Par sa décision historique de renoncer au Pontificat, en nous élevant dans une autre dimension, le Pape Benoît a contribué aussi à surmonter définitivement le climat de bavardages, de médisances et de mesquinerie qui, malheureusement, avait accompagné et assombri la dernière partie de son pontificat. Le Pape Benoît, nous le savons, avait affronté avec patience et sagesse, l’aspect douloureux et obscur des événements de la dernière partie de son pontificat. Il avait souhaité pour son majordome un procès pénal et une peine équitable avant de le gracier pour mettre un point final, conclusif et évangéliquement apaisant à ce triste chapitre.

En chargeant une Commission de trois cardinaux de mener une enquête, il avait aussi voulu porter un regard objectif et impartial sur les événements, par le biais de contacts plus larges et complexes qui n’auraient pu trouver place dans le cadre d’un procès pénal. Cette enquête, elle aussi, s’est achevée avant la fin de son pontificat et, comme on le sait, ses conclusions ont été remises personnellement et exclusivement à son Successeur. Un acte d’une grande et admirable sagesse.

L’auteur du livre, qui est à coup sûr un grand admirateur du Pape Benoît, ne semble pas en revanche en être un bon disciple.

Par ailleurs, et cela devrait être absolument clair pour tous, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du monde ecclésiastique, le Pape François a acheminé son pontificat sur des voies nouvelles, en toute liberté par rapport au passé, en projetant l’Église vers la mission et en envisageant les « réformes » en fonction de ce caractère missionnaire, en s’efforçant de la libérer des pesanteurs et des mesquineries qui l’entravent dans des dynamiques autoréférentielles et mondaines.

Par conséquent, si l’on a su saisir l’esprit de Benoît et celui de François, on peut dire que l’exercice visant à ranimer le trouble, en soutenant des interprétations, des hypothèses ou pire en attribuant des responsabilités et en lançant des accusations qui sont loin d’être fondées, cet exercice va résolument à l’encontre de ce que les deux Papes ont voulu et veulent. Bien entendu, chacun est libre d’assumer la responsabilité de ses propos et d’écrire ce qu’il juge opportun. Mais permettez-moi de dire que quand le Pape François fustige les bavardages, qui peuvent aller jusqu’à la calomnie – il le fait souvent, comme on le sait, et il l’a fait à plusieurs reprises avec une fermeté particulière le dimanche 16 février – il pense aussi à ce type d’ouvrages et de discours. ... 

Source : radiovaticana.va


Les Soeurs Mariales s'unissent à la prière du Pape François pour que cesse toute diffamation dans le monde.

 

 

La prière continue pour Vincent Lambert

A l'issue de l'audience de ce matin, le Conseil d'Etat a déclaré qu'il rendra sa décision sur la vie ou la mort de Vincent Lambert demain à 16h00.

Les Soeurs Mariales continuent la prière ininterrompue

pour Vincent et ses proches

ainsi que pour ceux qui prennent la grave décision

de statuer sur sa vie ou sur sa mort.

Demain, vendredi matin à 8h00,

le Saint Sacrifice de la Messe sera offert

à cette intention.

 

 

 

Triduum de prière pour Vincent Lambert

chez les Soeurs Mariales

à la chapelle :

Adoration du Saint Sacrement

du lundi 10 février à 12h00 au jeudi 14 février à 12h00

sauf pendant le temps de la Messe

A l'oratoire,

mardi, 11 février, Fête de Notre Dame de Lourdes

et Journée Mondiale des Malades,

rosaire médité ;

Mercredi, 12 février, à 15h00, heure de la Miséricorde,

consécration de la France au Sacré Coeur ;

Jeudi 12 février à 9h00 (heure d'ouverture de l'audience),

acte de consécration au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie.

Nous sommes en union avec tous ceux qui,

de par le monde, défendent la Vie,

en particulier celle des plus fragiles, des plus vulnérables,

des plus petits d'entre nous.

"Ce que vous avez fait à l'un des plus petits des miens,

c'est à moi que vous l'avez fait".

 

 

Messes pour Vincent Lambert

Les Soeurs Mariales ont à coeur de soutenir les combats menés pour la Vie. Cela fait partie intégrante, depuis le début, de leur charisme de proximité avec les plus petits et les plus pauvres.

A leur manière, toute mariale, elles ont activement et profondément participé à la campagne "Tous en prière", en mars puis en mai 2013, en organisant des veillées de prière dans leurs monastères, au cours desquelles elles ont consacré la France au Coeur de Jésus et au Coeur de Marie.

Depuis plusieurs mois, elles font partie de la grande mobilisation "Prière pour la Vie".

Aujourd'hui, leur sollicitude va vers notre frère Vincent Lambert dont la vie est en danger.

Elles veulent assurer de leur soutien et de leur prière les parents de Vincent Lambert, ses proches et tous ceux qui luttent pour sa vie.

De manière concrète, elles ont demandé que des Messes soient dites chaque jour à cette intention jusqu'au jour où le Conseil d'Etat se réunira pour assumer la redoutable responsabilité de statuer sur la vie ou sur la mort de notre frère Vincent.

Pour ceux qui désirent s'unir d'intention à ces Messes, nous en donnons les horaires :

lundi 10 février : 17h00

mardi 11 février : 07h30

mercredi 12 février : 18h00

jeudi 13 février : 07h00

Que Marie, Mère de tous les hommes, prie avec nous pour que ceux à qui il échoit de décider de la vie ou de la mort d'un homme innocent et sans défense, prononcent une sentence en conformité avec la Loi de Dieu.

Comme ils voudraient l'avoir fait à l'heure de leur propre mort.